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Secteur extractif et énergétique : la PIRME, nouvelle boussole stratégique de la Côte d’Ivoire
Aujourd'hui, 08:53

Doubler, d’ici 2040, la contribution du secteur extractif et énergétique à la création de richesse nationale : telle est l’ambition du ministre Mamadou Sangafowa-Coulibalyr

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À l’occasion de la grande rencontre annuelle de cabinet élargie aux directeurs régionaux et départementaux du ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, couplée à la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux, tenue les 12 et 13 février 2026, le ministre Mamadou Sangafowa-Coulibaly a officiellement placé l’année 2026 sous le signe de l’appropriation intégrale de la Politique intégrée des ressources minérales et de l’énergie (PIRME).

 

Adoptée en décembre 2025 par le gouvernement, la PIRME s’impose désormais comme le cadre unique de référence pour l’ensemble des interventions dans les secteurs des mines, du pétrole et de l’énergie en Côte d’Ivoire. Cette politique innovante vise à coordonner l’action publique et privée dans ces secteurs stratégiques, reconnus pour leur forte interdépendance et leur potentiel de synergies.

 

Selon le ministre, il s’agit d’une première dans l’histoire du pays. « C’est la première fois que la Côte d’Ivoire se dote d’une politique couvrant l’ensemble du secteur extractif et énergétique », a-t-il souligné, précisant que toutes les initiatives, qu’elles émanent des partenaires techniques et financiers, du secteur privé ou du secteur public, devront désormais impérativement s’aligner sur cette politique. La PIRME s’inscrit, a-t-il ajouté, dans la vision du Président de la République visant à faire du pays une nation à revenu intermédiaire de la classe supérieure à l’horizon 2030.

 

Pour y parvenir, la PIRME repose sur sept axes stratégiques majeurs. Il s’agit notamment de hisser la Côte d’Ivoire parmi les cinq premiers producteurs de pétrole en Afrique dans la prochaine décennie, de devenir le premier producteur d’or du continent dans les cinq années à venir, et de garantir l’accès universel à l’électricité et à la cuisson propre jusqu’au dernier kilomètre d’ici 2030. La politique vise également à renforcer l’attractivité du pays pour les investissements internationaux, à fournir une énergie compétitive à la sous-région, à promouvoir une exploitation respectueuse de l’environnement et des générations futures, et à favoriser le transfert de compétences au profit des entreprises nationales.

 

Dotée d’un budget estimé à 38 000 milliards de FCFA, la mise en œuvre de la PIRME prévoit une contribution de 12 % du secteur public, le reste devant être mobilisé auprès du secteur privé. Convaincu de son potentiel transformateur, le ministre estime que cette politique fera de la Côte d’Ivoire une référence continentale en matière de gouvernance responsable des ressources extractives.

 

Cette ambition s’appuie sur des résultats déjà probants. Le pays figure aujourd’hui parmi les dix pays miniers les plus attractifs d’Afrique et se positionne comme la destination la plus attractive au monde pour l’investissement dans les mines d’or, devant des pays comme le Canada et l’Australie. Sur le plan énergétique, la Côte d’Ivoire fait partie du cercle restreint des huit pays pétroliers africains porteurs de l’avenir énergétique du continent et affiche un taux de couverture électrique de 98 %, la classant parmi les pays les plus électrifiés d’Afrique.

 

Avant la cérémonie de présentation des vœux, Mamadou Sangafowa-Coulibaly a présidé la traditionnelle réunion de cabinet élargie aux directeurs régionaux et départementaux du ministère, qu’il considère comme « les bras avancés de l’administration en région ». Cette rencontre a permis de dresser un bilan exhaustif des activités menées en 2025 dans les secteurs des mines, du pétrole et de l’énergie.

 

Les participants ont unanimement salué le management jugé productif et visionnaire du ministre, dont le leadership a permis d’instaurer une dynamique de travail soutenue au sein du département. En retour, le ministre a exprimé sa satisfaction face aux performances enregistrées par ses services.

 

Cette synergie entre l’administration centrale et les directions déconcentrées traduit la volonté du gouvernement de faire du secteur extractif et énergétique un moteur de croissance inclusive et durable, tout en garantissant transparence, efficacité et réactivité au bénéfice des investisseurs et des populations.

 

Elysa Achi

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