Vous consultez la nouvelle version du site. Pour accéder à l'ancienne version, cliquez ici.
Flash info
Nouveau cycle électoral : Simone Gbagbo appelle à un dialogue pour réviser le système électoral
Aujourd'hui, 10:03

Simone Gbagbo plaide pour un dialogue inclusif pour refonder le système électoral

Ecoutez cet article en audio

Lire
Continuer
Pause
Arrêter

La présidente du Mouvement des générations capables (MGC), Simone Ehivet Gbagbo, a appelé mardi, 28 avril 2026, à Abidjan, le pouvoir et l’opposition à engager un dialogue en vue de réviser le système électoral, notamment le découpage électoral, la liste électorale et la gestion de la décentralisation, à l’approche d’un nouveau cycle électoral.

Mme Gbagbo s’exprimait à l’issue d’une audience accordée à une délégation de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), conduite par Badié Hima, venue s’informer sur l’état du processus électoral et de l’espace civique en Côte d’Ivoire.

Elle a estimé que la qualité des élections s’est dégradée au fil des années, rappelant que « plus on avance, moins les élections sont justes », et a plaidé pour des discussions inclusives avant toute nouvelle échéance électorale.

La délégation de la FIDH, qui comprenait également des représentants d’organisations ivoiriennes de défense des droits humains, a indiqué être en mission d’évaluation en Côte d’Ivoire. Selon M. Hima, cette démarche vise à faire l’état des lieux du processus électoral et à proposer des pistes pour le renforcement de l’espace civique.

Il a précisé que la FIDH n’est pas un organisme onusien, mais une organisation non gouvernementale internationale regroupant environ 200 associations engagées dans la promotion et la protection des droits humains, tout en collaborant avec des institutions internationales.

Mme Gbagbo a, par ailleurs, évoqué la nécessité de réexaminer le financement des élections, qu’elle juge contraignant pour les acteurs politiques, ainsi que les conditions d’organisation des scrutins, qu’elle souhaite apaisées et inclusives.

Elle a également déploré les violences et arrestations enregistrées lors de précédentes élections, appelant à la tenue de scrutins sans incidents.

La délégation de la FIDH a annoncé la production d’un rapport à l’issue de sa mission, après des échanges avec d’autres acteurs politiques et de la société civile.

Lambert KOUAME

Donnez votre avis